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title: "« Grok choisit les républicains, GPT les démocrates » : un test que presque personne ne fait passer ainsi"
url: https://media.yoora.tech/fr/articles/grok-gpt-voting-study-api-forced-choice-limits
lang: fr
published: 2026-10-26T07:48:12+00:00
updated: 2026-10-26T07:48:12+00:00
section: "Buzz décrypté"
description: "92 % contre 97 % paraît alarmant, mais le test est passé par les API avec l'ordre « n'esquive pas ». Les applications grand public ne recommandent personne."
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# « Grok choisit les républicains, GPT les démocrates » : un test que presque personne ne fait passer ainsi

## L'affirmation

Le titre dit que, contraint de choisir, Grok recommande les républicains tandis que le modèle d'OpenAI recommande les démocrates. La base : une étude de Convovo, dirigée par le professeur de Cornell Tapan Parikh. Grok 4.7 a cité le républicain dans 92 % des réponses, GPT-6.1 Sol le démocrate dans 97 %.

## Comment on a mesuré

Les modèles ont été interrogés via leurs API et non via les applications, avec une consigne explicite : nommer un seul candidat, sans esquiver. Les applications grand public refusaient de recommander. Le chercheur les a ensuite contournées avec des invites simples.

## Pourquoi la conclusion dépasse les données

Premièrement, presque personne n'utilise les chatbots ainsi : selon Pew, seuls 8 % des Américains s'en servent pour s'informer sur les élections, et les applications refusent de recommander de toute façon. Deuxièmement, lors d'un test complémentaire sans recherche web sur 30 courses, Grok a refusé de choisir dans 27 cas, et les trois fois où il a choisi, c'était le démocrate. Sans recherche, aucune pente républicaine n'apparaît donc chez Grok. Troisièmement, le résultat dépend fortement des sources trouvées en ligne, ce qui n'est pas une « conviction » du modèle. Quatrièmement, les 1 240 jetons cachés dans chaque requête à Grok ne sont qu'un soupçon d'instructions cachées, dont le contenu est inconnu. OpenAI note aussi que le test ne reflète pas l'usage habituel.

## En résumé

L'étude vaut comme test de contrainte, mais elle montre un comportement sous conditions volontairement forcées. Ces données n'autorisent pas à dire que les chatbots font campagne pour leur camp auprès de l'électeur moyen.
