En bref: Warhound, nouveau projet de Ben Lamm, annonce une levée de 200 millions de dollars sur la base d'une valorisation de 1,2 milliard. L'entreprise souhaite élever des chiens présentant certains traits génétiques et les équiper de technologies d'Anduril. Les premiers animaux ne sont attendus que l'année prochaine. À ce stade, les faits sont le financement, un programme d'élevage et des promesses concernant des qualités futures. L'article ne décrit ni chiens entraînés ni résultats vérifiés sur le terrain.
Le mélange de génétique, de défense et d'une grosse somme donne une impression de percée déjà réalisée. Or une valorisation mesure les attentes d'investisseurs, pas les aptitudes d'un animal. Même si les modifications génétiques prévues aboutissent, une meilleure détection, endurance ou fiabilité comportementale n'en découlera pas automatiquement. Le développement, l'entraînement et les conditions de travail comptent aussi. Pour juger le projet, il faudrait des données sur la santé et le bien-être des chiens, les résultats de formation et des essais indépendants face aux chiens de service actuels. Le reportage précise lui-même que les animaux n'existent pas encore. Présenter cette levée comme l'arrivée de 'superchiens' reviendrait à confondre projet et résultat. Son issue demeure inconnue.