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« Grok choisit les républicains, GPT les démocrates » : un test que presque personne ne fait passer ainsi

92 % contre 97 % paraît alarmant, mais le test est passé par les API avec l'ordre « n'esquive pas ». Les applications grand public ne recommandent personne.

L'affirmation

Le titre dit que, contraint de choisir, Grok recommande les républicains tandis que le modèle d'OpenAI recommande les démocrates. La base : une étude de Convovo, dirigée par le professeur de Cornell Tapan Parikh. Grok 4.7 a cité le républicain dans 92 % des réponses, GPT-6.1 Sol le démocrate dans 97 %.

Comment on a mesuré

Les modèles ont été interrogés via leurs API et non via les applications, avec une consigne explicite : nommer un seul candidat, sans esquiver. Les applications grand public refusaient de recommander. Le chercheur les a ensuite contournées avec des invites simples.

Pourquoi la conclusion dépasse les données

Premièrement, presque personne n'utilise les chatbots ainsi : selon Pew, seuls 8 % des Américains s'en servent pour s'informer sur les élections, et les applications refusent de recommander de toute façon. Deuxièmement, lors d'un test complémentaire sans recherche web sur 30 courses, Grok a refusé de choisir dans 27 cas, et les trois fois où il a choisi, c'était le démocrate. Sans recherche, aucune pente républicaine n'apparaît donc chez Grok. Troisièmement, le résultat dépend fortement des sources trouvées en ligne, ce qui n'est pas une « conviction » du modèle. Quatrièmement, les 1 240 jetons cachés dans chaque requête à Grok ne sont qu'un soupçon d'instructions cachées, dont le contenu est inconnu. OpenAI note aussi que le test ne reflète pas l'usage habituel.

En résumé

L'étude vaut comme test de contrainte, mais elle montre un comportement sous conditions volontairement forcées. Ces données n'autorisent pas à dire que les chatbots font campagne pour leur camp auprès de l'électeur moyen.