L'affirmation
Le PDG de Flock, Garrett Langley, a dit à TechCrunch Disrupt qu'il ne faut pas « mettre le progrès en pause », que l'utilité des caméras l'emporte sur le risque d'abus et que des millions de personnes vivent mieux grâce à son entreprise.
Pourquoi ce n'est pas une information
- Aucun chiffre. Les seules « données » de l'article sont « des millions de personnes » et « des centaines de postes vacants dans la police de San Francisco ». Le nombre d'affaires résolues et de contrats résiliés n'est pas donné.
- Des questions esquivées. Interrogé sur les abus, il a répondu par des histoires de chefs de police sans expliquer comment les limiter.
- La comparaison avec les voitures autonomes. Leurs constructeurs suspendent leurs flottes et corrigent après les accidents, alors que Flock, selon l'auteur, ne propose que des recommandations et laisse la décision aux villes.
- Une phrase discutable sur la désinformation. Il a attribué la résiliation d'un client à un mythe sur la reconnaissance faciale, mais d'après l'article, si les caméras ne reconnaissent pas les visages, elles peuvent détecter et suivre des personnes.
En résumé
C'est la défense publique d'une entreprise critiquée, pas une enquête ni des faits nouveaux. L'utilité de la surveillance n'est pas chiffrée et les risques restent sans réponse.