Des câbles au fond de l’océan Pacifique relient les marchés et les centres de données des deux côtés de l’océan. Les analystes du China Strategic Risks Institute ont compilé un indice de vulnérabilité de ces lignes pour la commission américaine conseillant le Congrès. Le calcul tenait compte de la profondeur d'installation, du trafic maritime, de la propriété des câbles et de la proximité des zones litigieuses. Sur la carte, les zones les plus vulnérables sont concentrées autour de Taiwan, du Japon et des Philippines, où les routes traversent des eaux peu profondes et des zones de navigation très fréquentées. Les projets ayant obtenu des scores élevés incluent TPU de Google, ORCA de Meta et E2A de Verizon ; Certaines de ces lignes sont encore en construction.
L'index est utile aux opérateurs de télécommunications et aux États pour sélectionner les sites de surveillance et les itinéraires de secours. Dans le même temps, il ne peut pas être interprété comme une prévision d’une attaque spécifique. Ars Technica souligne que la plupart des dommages causés aux câbles sous-marins sont dus aux filets de pêche, aux ancres et aux phénomènes naturels. Les chercheurs ont également étudié les déplacements de navires scientifiques à proximité d’infrastructures, mais la proximité d’un navire ne prouve pas en soi une intention de désactiver un câble. Les conséquences d’une panne majeure dépendent du nombre de lignes endommagées, de la capacité libre disponible sur les routes adjacentes et de la rapidité avec laquelle le trafic est réacheminé. La valeur principale du travail ne réside pas dans le titre alarmant, mais dans la carte spécifique : elle permet de discuter de la protection et des réserves de bande passante là où une panne peut vraiment coûter cher.